S’IL FAUT UN RÉFÉRENDUM, C’EST SUR L’EURO ET L’UNION EUROPÉENNE, PAS SUR LE TSCG !

Jacques Nikonoff est porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP). Il a été membre du collège exécutif du PCF et président d’Attac.

Le 7 septembre 2012.


Plusieurs organisations et personnalités de gauche, de droite et le Front national, chacun à leur manière, demandent la tenue d’un référendum sur le Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance de l’Union européenne (TSCG, appelé aussi « Pacte budgétaire »). Ce traité, en effet, s’il s’applique, portera gravement atteinte à la souveraineté nationale puisqu’il encadrera sévèrement les choix budgétaires du Parlement au point de mettre en cause la souveraineté budgétaire de la Nation. Il est en outre un facteur d’aggravation de la crise et d’installation du pays dans l’austérité perpétuelle. On comprend donc que tout doit être tenté pour empêcher la ratification de ce traité par la France, à l’instar de la Grande-Bretagne et de la République tchèque. Cependant, la revendication d’un référendum sur le TSCG est inappropriée. Elle n’est pas adaptée à la situation et fait même office de diversion par rapport aux causes profondes de la crise. C’est un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne et au maintien dans la zone euro qui devrait être organisé si l’on voulait être vraiment démocrate, car là se trouvent les racines des difficultés. Dans l’immédiat, c’est une pression maximale qui doit être exercée sur les parlementaires pour qu’ils votent « non », début octobre, à la loi de ratification du TSCG qui leur sera proposée.


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